Quelle idée d’être bénévole ! Enregistrer au format PDF

Lundi 16 juillet 2018 — Dernier ajout mercredi 25 juillet 2018
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Être bénévole ? En voilà une idée ! Donner de son temps, de sa personne, être disponible… C’est contraire à une éthique où le temps c’est de l’argent.

Dans le cas du bénévole, ce temps si précieux compte pour du beurre. C’est essentiellement une offrande, terme barbare pour dire que le bénévole aime donner, participer, construire, rencontrer, partager. Mais le bénévole est aussi une âme sensible. Il aime être remercié, du moins, peut-être, parfois… il aimerait l’être !

Il ne répond pas toujours à l’appel. Parfois un peu farouche, il ne désire pas que l’on sache qu’il donne de son temps mais il souhaite aussi être reconnu : une main tendue, un sourire, un souper… ne pas être ignoré ni reçu comme si sa présence coulait de source. Et, paradoxe des paradoxes, l’Église vit des bénévoles, de cette fragilité humaine. Elle en est même sa force ! Avant d’appeler à nouveau à la rentrée, il est déjà temps de faire le point et avant tout de dire MERCI !

Merci, c‘est ce qui a été dit le 13 juin, en la fête de saint Antoine de Padoue (ou de Lisbonne) comme pour dire que l’on n’a pas perdu les bénévoles, qu’ils sont bien présents, actifs et indispensables, comme le corps possède plusieurs membres.

La paroisse recrute tout au long de l’année des bénévoles pour conduire des missions pastorales ou assurer des services temporels. Une large gamme d’activités est proposée dans des services divers (pastorale des jeunes, catéchèse, présence fraternelle, funérailles, équipes liturgiques, travaux administratifs, communication, informatique, gestion, etc…) pour tous les niveaux de qualification et en fonction du temps disponible de chacun.

Tout bénévole de la paroisse est « missionnaire », appelé à prendre des responsabilités et envoyé au nom de la communauté paroissiale. Pour un tel service, non seulement les qualifications spirituelles doivent être prises en compte mais aussi les capacités intellectuelles et la personnalité. Un service peut correspondre à une personne mais pas à une autre selon la personnalité de chacun.

En devenant bénévole au sein de la paroisse, vous pouvez enrichir votre expérience au sein de la communauté ecclésiale, donner un nouveau sens à votre action, rendre plus fraternel notre monde et de ce fait distribuer et recevoir paix et joie.

À la veille des vacances, peut-être est-il déjà temps de dire nos désirs de service et nos disponibilités pour la rentrée.

Vincent Tercelin

« Nous ramasserons les copies à la rentrée. »

L’équipe de rédaction du bulletin « ENSEMBLE »

Bénévole à la paroisse

Vous souhaitez vous investir auprès de votre paroisse et vous vous posez de nombreuses questions : est-ce vraiment fait pour moi ? Puis-je concilier cet engagement avec mon emploi du temps ? Voici la réponse à quelques questions qui peuvent se poser

C’est quoi le bénévolat ?

Le modèle productiviste, qui tend aujourd’hui à dominer la planète, menacerait l’action bénévole ? Le bénévolat, c’est d’abord un don ! Un don qui est effectué par plus de 20 millions de français. Un don qui est d’abord une manière de se tourner vers les autres.

Qu’est-ce que ça rapporte ?

La réponse rapide à cette question est « rien ». Pourtant, les bénévoles ont bien un retour sur le temps donné. Selon les aspirations des uns et des autres, ils peuvent recevoir différentes choses en retour : remplir un temps inoccupé, rencontrer des personnes, recevoir des rencontres effectuées, partager un moment, apporter des connaissances ou, humblement, changer le monde. Les rapports sur investissement sont multiples, mais ils changent en fonction de chacun.

Quel temps accorder au service ?

Que ce soit 2 heures par mois ou que ce soit 3 heures par jour, il faut connaître le temps réel pour lequel on est prêt à s’engager. Le bénévolat dans l’Église est un bénévolat où l’on est responsabilisé. On compte sur vous et la plupart du temps, la confiance vous est donnée pour qu’il soit réalisé. Imaginez une personne qui est chargée du fleurissement de l’église qui ne s’en préoccupe pas. Des fleurs fanées peuvent alors être devant l’autel et ne pas porter l’assemblée vers la prière.

Que faire ?

Les besoins sont nombreux et les ouvriers pourraient être plus nombreux. Si on désire être avec des enfants, la catéchèse accueille, tout comme l’aumônerie des jeunes ou la catéchèse spécialisée auprès des personnes handicapées. Si on désire réduire sa solitude, les équipes de présence fraternelle proposent des visites de personnes chez elles ou en EHPAD. Il est également possible d’être présent pour une permanence dans un accueil paroissial.
Si on préfère rendre un service plus administratif, il y a du travail pour tous. Votre revue « L’Étoile », par exemple recherche des écrivains, correcteurs, photographes, transporteurs, metteurs sous enveloppes…
Dans tous les services, les missions sont nombreuses et il y a certainement de quoi répondre à votre attente. Et comme on est envoyé à un service, c’est une force pour, peut-être, faire des choses auxquelles on n’aurait pas pensé et où souvent on peut s’épanouir (chorale, fleurissement…).

Comment m’engager pour la rentrée ?

L’idéal est de se manifester le plus tôt possible auprès du secrétariat paroissial (paroisse.pleneuf chez orange.fr) ou du curé afin d’exprimer votre désir d’aider, les actions que vous souhaiteriez réaliser et le temps que vous êtes prêt à y consacrer. Le plus souvent, il vous sera donné un contact de responsable d’équipe pour une rencontre et une période d’essai dans le service. Parfois, des formations (paroissiales ou diocésaines) sont dispensées à ceux qui en effectuent la demande.
Dans tous les services au sein de la paroisse, et généralement dans l’Église, il faut bien savoir que l’on est envoyé vers un service comme Jésus a envoyé ses disciples en mission.

Vincent Tercelin

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