Pèlerinage à Rome du 9 au 16 octobre 2018 Enregistrer au format PDF

Mercredi 7 novembre 2018
0 vote

Accompagnateurs : Père Loïc Le Quellec et Patricia Aveline.

Mgr Moutel nous a rejoints et accompagnés du vendredi matin au dimanche soir.

Quelle grâce de cheminer, pendant une semaine entière, sur les pas de St. Paul et St. Pierre, dans les lieux où tous deux ont vécu et sont morts martyrs, par amour pour Jésus !

Le Père Loïc nous a proposé des clés de lecture pour les Écritures et pour les fresques dans les églises.
L’art baroque que Patricia nous a fait découvrir est un hommage saisissant de ceux qui ont glorifié Dieu par des constructions et des décorations prodigieuses.

Par leur compétence, leur dynamisme inépuisable à notre service, tous deux ont contribué à créer et à maintenir une ambiance chaleureuse et joyeuse dans notre groupe de 45 pèlerins du diocèse de Saint-Brieuc.

Le Père Loïc décrypte pour nous, chaque matin, la « lettre de saint Paul aux Romains », éclairant toutes nos incompréhensions, notamment par des références à l’AT.
Dans les temps de catéchèse, il nous explique l’organisation de la société dans les premiers siècles, basée sur l’esclavage, l’audace et le courage des premiers chrétiens dont le message remet ce modèle en question.
Le Père Loïc commente également les multiples lieux visités à Rome. En effet, les vestiges archéologiques, endroits de fouilles, monuments, sculptures, peintures, mosaïques … en disent long sur les premières communautés chrétiennes et portent des traces de la mission de saint Paul et saint Pierre

On comprend que saint Paul a entrepris la difficile et périlleuse initiative de créer et de faire vivre ensemble ces petits groupes de chrétiens dans la fidélité à ce que Jésus lui-même avait dit. Il a affronté pour cela tous les risques et s’est opposé à toutes les autres croyances. Beaucoup de ces premiers chrétiens qui vivaient cachés ont été livrés aux fauves dans l’arène.

Nous, pèlerins bretons à la foi « tranquille », sommes interpellés devant ces témoignages si forts des premiers martyrs, suscitant cet appel : « Seigneur, fais grandir notre foi ! ».

Chaque jour nous avons eu la chance et la joie de pouvoir participer à l’Eucharistie dans une des basiliques ou églises visitées.
Jeudi après-midi, nous avons marché silencieusement sur la Via Apia Antica, route vraisemblablement empruntée par Paul pour entrer dans Rome. Chacun avait la possibilité de rencontrer le Père Évêque ou le Père Loïc pour un entretien ou pour recevoir le sacrement de la réconciliation.

Qu’avons-nous vu à Rome ?

En circulant en autocar, on voit partout des merveilles historiques.

On a une vue d’ensemble mais il faut regarder à droite, à gauche, tout près, plus loin, à l’horizon, sur les célèbres collines, au bord du Tibre que nous franchissons plusieurs fois … Vive les ralentissements, le temps de prendre une photo ! Nous découvrons, du car, beaucoup de sites et de vestiges de l’Antiquité, à la gloire de l’empire romain, encore partiellement debout : remparts, forums, temples, arcs de triomphe, cirques (le cirque Maxime)

Visites quotidiennes de lieux riches d’histoire et de foi, toujours remarquablement commentées par nos deux guides.

Visite de basiliques et d’églises en particulier Saint-Jean de Latran (mère de toutes les églises du monde), Saint-Pierre (avec sa richesse de mosaïques, sculptures dont la colonnade de « Le Bernin », Saint-Clément et sa crypte, Sainte-Marie Majeure (du 18e siècle), Saint-Paul hors les murs (avec ses mosaïques : flamboiement d’or, de couleurs et de lumières) et son cloître. Au fil des visites nous apprenons à décrypter les symboles des mosaïques.

Visite des monuments et vestiges de l’antiquité, traces de la vie des citoyens romains et de leurs responsables politiques, monarques ou empereurs. Visite des catacombes de Domitille, 12 kms de galeries sur 4 niveaux, 2620 tombes.

Nous traversons de grandes places ornées de fontaines monumentales

Les deux temps forts de notre séjour, vécus Place Saint-Pierre.

Le mercredi : l’audience du Pape François, Place Saint-Pierre. (40.000 personnes, nous dit-on).

Nous nous sentons unis à l’Église universelle, emportés dans l’élan de prière du Pape, émus de le voir si proche. C’est un choc émotionnel. On se sent à la fois tout petit et comme invité à se surpasser. C’est comme une invitation à l’Universel. Nous sommes émus de réaliser que notre groupe est annoncé représentant le diocèse de Saint-Brieuc. Quel honneur et quelle responsabilité aussi ! Nous avons la chance d’avoir des places assises. Nous voyons le pape d’assez près, quand il passe dans sa « papamobile » dans les allées, rayonnant de la joie et de la foi qui l’habitent.

Le dimanche : la cérémonie, d’ampleur universelle, prend en effet une autre dimension pour ces 7 canonisations. Difficile de parvenir face à l’autel, après 3 heures d’attente dans une immense foule compressée. L’événement s’inscrit dans l’histoire de l’Église, enrichie de ces 7 nouveaux témoins qui entrent dans l’immense cortège de ceux et celles qui ont donné toute leur vie au Seigneur. On se sent à la fois très loin d’eux par son insignifiance et pourtant proche en tant que membre de cette gigantesque famille des baptisés.

La sobriété de cette cérémonie, pourtant solennelle, nous étonne. Les 7 portraits des nouveaux saints, sur la façade du Vatican, les brèves évocations de leur vie, la belle homélie du saint Père, les chœurs qui s’élèvent … suffisent à sublimer ces moments émouvants que nous avons la chance de vivre.

Conclusion

Nous pouvons rendre grâce au Seigneur pour ces 7 jours vécus ensemble par des pèlerins dont la plupart ne se connaissaient pas, qui se sont mutuellement « apprivoisés » et ont créé des liens. Ce pèlerinage nous invite à être inventifs et courageux pour annoncer la Bonne Nouvelle dans le contexte de la société mondialisée d’aujourd’hui, qui, par bien des aspects, ressemble au monde pluriculturel dans lequel vivaient Saint Pierre et Saint Paul au début de notre ère.

Des paroissiens