Épiphanie

dimanche 3 janvier 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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 Une Lumière pour tous (Is 60, 1-6)

Être irradié de la Bonne Nouvelle, c’est être pénétré d’une Lumière à rayonner. Ce serait un malheur de vouloir l’emprisonner dans une vie intérieure pour un prétendu bénéfice individuel, ou d’en réduire l’éclat en la colorant de préjugés, en l’asservissant sous le joug de quelques idéologies ou en la profanant sous les caricatures d’instrumentalisations religieuses.

Debout ! Lève les yeux, regarde : ils sont si nombreux à croupir dans l’ombre de l’erreur ou à marcher comme des aveugles poussés par de fausses espérances.
Va aux périphéries ! Des foules insoupçonnées attendent sans pouvoir la nommer la Lumière qui brille dans la nuit de Noël.

Ce qui t’est donné est à partager. Si tu ne le partages pas, tu le perds !

  Une Pentecôte avant la Lettre (Mt 2, 1-12)

Ils n’avaient jamais ouvert la Bible, ne connaissaient ni Abraham ni Moïse ; des nuls - à leur corps défendant - en Écritures saintes et en traditions juives. Nous en connaissons aujourd’hui des quantités jusque parmi ceux qui se disent cathos !

Mais ils venaient de l’Est, du point cardinal où paraît la lumière. Ils étaient éclairés puisqu’ils cherchaient, ouvraient les œillères de leurs certitudes teintées d’astrologie et de magie. Nous en croisons aussi de ces hommes de bonne volonté. Ils croient aux esprits, à la réincarnation, à d’autres balivernes ou à rien du tout. Ils cheminent pourtant quand indignés par l’injustice, soucieux de vérité, la main ouverte et le cœur sur la main, ils se font artisans d’humanité. Ils ne sont pas naïfs. Attentifs aux pièges, ils déjouent les Hérode qui croisent leur route… Parfois ils perdent pied en perdant leur étoile. Leur nuit se fait plus froide, leur route incertaine. Mais ils sont des fidèles, ils n’abandonnent pas. Étrangers et païens, les mages avancent ainsi, vers Jésus, incapables d’imaginer qui Il est, comment Il se présente… Et quand ils L’ont trouvé, ils offrent leurs cadeaux, ce qu’ils ont de meilleur.
Ils repartent ensuite par un autre chemin.

Ces mages sont des frères, des modèles de foi, par leur quête du vrai, au-delà des frontières. Des hommes en chemin. La tradition les nomme Gaspar, Melchior, Balthazar : étrangers l’un à l’autre. Pourtant tous solidaires dans la même aventure. Un souffle de Pentecôte soutient leur espérance.
Alors nous prenons la route avec eux ?

Journal de la Paix en marche,
hors série décembre 2015

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