Jean Baptiste - statue Eglise Erquy

vendredi 24 juin 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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Jean Baptiste désigne l’agneau

Fête le 24 juin

«  L’an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de Judée, Hérode tétrarque * de Galilée, Philippe son frère tétrarque [1] du Pays d’Iturée et de Trachonitide, Lysanias tétrarque d’Abilène, sous le Pontificat d’Anne et de Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie, dans le désert. »  [2]
Évangile selon Saint Luc, ch.3, versets 1et 2

« Jean Baptiste voit Jésus venir vers lui et il dit « Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du Monde »
Évangile selon saint Jean, ch. 1, v. 29

« Ce Jean avait son vêtement fait de poils de chameau et un pagne de peau autour de ses reins ; sa nourriture était de sauterelles et de miel sauvage »

Évangile selon Saint Matthieu, ch. 2, verset 4

Sur le plan matériel, la statue présente une tête bien douce, tandis que, par opposition, le corps traduit l’aspect rude du personnage, sommairement vêtu, prêt à lancer ses célèbres imprécations aux pécheurs et aux puissants de son temps, pour les inciter, à la repentance, tout en proclamant un baptême pour la rémission des péchés :
« Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la colère prochaine ? Produisez donc des fruits dignes du repentir. . . Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu »
(Évangile selon Saint Luc, ch 3, versets 7 – 9)

Cependant, du doigt, il désigne l’agneau blotti à ses pieds. L’agneau, c’est Jésus Christ. Dans le livre de l’Exode on lit, au chapitre 12, que les Juifs devaient badigeonner le linteau de leur porte, du sang de l’agneau immolé pour la Pâque. Ainsi, l’ange exterminateur des premiers nés d’Égypte, épargnerait les fils du peuple hébreu.
Le sang avait donc une valeur de rachat, de salut.

Mais l’Agneau c’est également le serviteur souffrant « transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes » et comparé à « l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir » qui « offre sa vie en sacrifice expiatoire » et « justifie les multitudes »
(Isaïe ch 53, 5-11)

L’expression «  agneau de Dieu  » peut enfin rappeler une image traditionnelle au temps de Jésus et que l’on trouve dans l’Apocalypse de saint Jean (5, 6) ; celui qui doit sauver Israël aura l’aspect d’un « agneau à sept cornes », d’un être faible et sans défense, mais investi par Dieu d’un pouvoir extraordinaire.

Extrait de la brochure « L’Église Saints Pierre et Paul d’Erquy », trente citations bibliques pour guider la visite, paroisse d’Erquy, manuscrit 2014. (L’édition de 2005 est disponible dans l’église et en vente à l’accueil de la paroisse d’Erquy)


[1Tétrarque : l’un des quatre vassaux à la tête d’une partie de province d’occupation romaine divisée en quatre tétrarchies.

[2Saint Luc après avoir cité des personnages civils et religieux historiquement connus, fait remarquer que Dieu s’adresse « dans le désert » -dans le silence- à un homme sobrement vêtu, et non aux puissants de ce temps, richement habillés et vivant dans des palais. Ceci ne veut-il nous pas dire que pour entendre Dieu, il nous faut d’abord faire silence en nous et autour de nous ?


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