Les vêtements liturgiques

dimanche 5 juillet 2015
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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« Dans l’Église, qui est le Corps du Christ, tous les membres n’exercent pas la même fonction. Cette diversité des ministères dans la célébration de l’Eucharistie se manifeste extérieurement par la diversité des vêtements liturgiques, qui doivent donc être le signe de la fonction propre à chaque ministre  ». [1]

 1° Un signe

Tout ce qui se fait dans la liturgie est signe et symbole et, comme dans la société civile, un officiant ne peut pas ressembler à tout le monde. Sa fonction, son service requièrent qu’il soit distingué des autres membres de l’assemblée par sa place, son comportement, son vêtement. Toutes les sociétés disposent de vêtements de fonction ; tous les rites religieux comportent des vêtements rituels qui marquent le caractère public, officiel de la fonction. Par ailleurs, le vêtement aide fortement le ministre à entrer dans son rôle en le situant clairement dans l’assemblée. Plus les liturgies sont variées et complexes, plus les vêtements sont nécessaires et se multiplient, permettant d’éviter une confusion des fonctions.

 2° Dans l’histoire

À l’origine, les membres du clergé portaient l’habit ordinaire des classes moyennes. Ainsi, l’aube (du latin alba, « blanc ») constituait le vêtement de base quotidien, similaire à une tunique. Elle était blanche pour les fêtes et d’une couleur plus sombre pour un usage ordinaire. Progressivement, les membres du clergé vont se distinguer des laïcs par la taille de cette tunique qu’ils portaient longue. Des vêtements liturgiques spéciaux seront effectifs au IVe siècle et s’enrichiront au cours de l’histoire ; aube, amict (sorte d’écharpe autour du cou), cordon d’aube, manipule (mouchoir ou serviette) chasuble (sorte de manteau sans manche), étole, chape (manteau à capuchon). Des réformes périodiques simplifieront ou enrichiront les vêtements liturgiques. Depuis Vatican II, le prêtre célébrant porte une aube, une étole (signe de son autorité) et une chasuble. La chape peut être utilisée pour les célébrations non eucharistiques. Le diacre, lui, porte une étole en diagonale et une dalmatique.

  3° Les différents vêtements

  • L’aube, robe blanche à manches longues, est le vêtement de base de tous ceux qui interviennent dans la liturgie.
  • L’étole, portée sur l’aube, est l’insigne vestimentaire minimal des ministres ordonnés. C’est une bande d’étoffe de couleur, à deux pans égaux. L’évêque et le prêtre la passent derrière le cou et laissent pendre les deux pans sur le devant. Le diacre la porte en diagonale pour rappeler le tablier du service qu’il portait et roulait en bandoulière aux débuts de l’Église.
  • La chasuble (du latin casula, « petite maison ») est un vêtement qui ressemble à un poncho. Elle enveloppe et protège celui qui la porte, un peu comme une maisonnette ou une tente. C’est le vêtement propre à l’évêque et au prêtre pour la célébration de l’Eucharistie : ils revêtent le Christ pour agir en sa personne.
  • La dalmatique est le vêtement porté par le diacre dans les célébrations solennelles. Elle comporte des manches courtes et est fendue au-dessous des bras.
  • La chape (du latin cappa, « manteau à capuchon ») est un long manteau de cérémonie, fermé par des agrafes. On la met dans les offices solennels en dehors de la messe.

D’autres vêtements liturgiques peuvent exister pour les chantres, les servants d’autel, parfois même, en fonction des traditions locales, pour les lecteurs, les sacristains et les organistes.

Serge Kerrien,
diacre permanent.


[1P. G. M. R. 335


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