Sainte Germaine - Fête le 15 juin

dimanche 14 juin 2015
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
popularité : 27%

Sainte Germaine

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Fête le 15 juin

Pour la situation de ce vitrail dans l’église voir Visite de l’église d’Erquy

Germaine Cousin, est née en 1579 à Pibrac (tout près de Toulouse).

D’origine bretonne, de Nantes, par des ancêtres Cousin partis chercher fortune « au pays de Cocagne », elle eut le malheur d’être une enfant non désirée. Sans doute fille naturelle d’un Cousin et d’une rencontre de passage, elle naît manchote de la main droite et atteinte des écrouelles (ganglions tuberculeux qu’elle porte au cou)

Dès l’âge de 8 ans, elle est astreinte à la garde des brebis et doit coucher dans la bergerie tandis qu’elle subit les mauvais traitements de sa marâtre.
Un matin de 1601, les métayers, qui ont remplacé les Cousin dans leur ferme, ne voient pas paraître Germaine. Ils vont à la bergerie, Germaine y gît, morte, seules les brebis l’entourent.
En 1644 il y a un nouveau décès dans la famille Cousin.
En creusant la tombe, dans le caveau de la famille Cousin, situé dans l’église, les fossoyeurs découvrent le corps intact de Germaine, décédée 43 ans plus tôt !

On interroge les anciens qui l’ont connue : « Oui, elle était très pieuse, tellement qu’on l’appelait « la bigote » et très charitable, maltraitée, battue, méprisée par sa marâtre, mise à l’écart par la population à cause de sa malformation et des écrouelles  ».
Ne raconte-t-on pas que, condamnée à garder le troupeau tout le jour, elle plantait sa quenouille au milieu des brebis, pour aller à la messe ! Au retour elle retrouvait toujours toutes les bêtes qui lui étaient confiées.

Son corps est exposé dans l’église. Les habitants en font vite une sainte, elle attire les foules ; grâce à son intercession, des malades retrouvent la santé.

Arrive la révolution : les « Hommes des Lumières » pour « étouffer la superstition », prennent le corps de Germaine, le mettent dans une fosse et le couvrent de chaux vive.
La révolution passée, les habitants de Pibrac s’empressent de récupérer Germaine qui n’est plus qu’un squelette.
Après bien des vicissitudes entre le clergé local et Rome, Germaine est portée sur les autels le 8 mai 1854.
Elle a sa fête le 15 juin.

Sainte Germaine - église d'Erquy
Sainte Germaine - église d’Erquy

Le vitrail, sur fond de château de Pibrac, représente Sainte Germaine en jolie pastourelle, défaisant son tablier pour montrer à son acariâtre marâtre ce qu’il contenait. Son tyran y soupçonnait un quignon de pain bis, que Germaine, même affamée, destinait, malgré l’interdiction de la marâtre, à plus malheureux qu’elle. Le tablier rabattu dévoile des roses. . . .

Après un temps de quasi abandon dans les années 1970-80, les pèlerinages, surtout de jeunes ont repris à Pibrac au début du XXI° siècle.

« Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, d’origine modeste, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui, dans le monde, est sans naissance et que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu. »
Saint Paul 1re lettre aux Corinthiens ch 1, v. 27-28

Extrait de « L’Église Saints Pierre et Paul d’Erquy », trente citations bibliques pour guider la visite, édité par la paroisse d’Erquy en 2005, ed revue et augmentée en 2014. (L’édition de 2005 est disponible dans l’église et en vente au Presbytère d’Erquy)


[1M. Patrick de la Bourdonnais confirme l’identité de la sainte. En effet, son aïeule, Germaine Le Mordan de Langourian épouse de Pontbriant, (née le 27 avril 1880 au château du Noirmont à Erquy, décédée en 1960).venait écouter la messe, au pied de ce vitrail offert par sa famille.


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