Visite de l’église d’Erquy

mardi 19 mai 2015
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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Visite de l'église

Une église, pourquoi ?

Une église ne se visite pas comme n’importe quel autre monument. Elle est la maison où se rassemblent les chrétiens et où ceux-ci vivent les moments importants de leur vie religieuse. Elle est toujours signe de la foi chrétienne et lieu possible de rencontre avec Dieu. A tous, croyants ou non, elle propose un lieu de paix. Mais surtout elle est le lieu indiqué par la petite lampe rouge au maître-autel, où, dans le tabernacle, sont conservés les pains consacrés, signe visible de la présence eucharistique de Jésus Christ parmi nous. Ce qui demande un minimum de tenue, de respect et de déférence pour la visiter.

Après la résurrection du Christ, les croyants ont commencé à se rassembler le dimanche dans des maisons particulières. Le nombre de fidèles augmentant, on a construit les premières églises. Ces églises, au long de l’histoire et des lieux, selon le génie des constructeurs et selon la sensibilité religieuse, ont connu des formes différentes pour leur volume, leur architecture et leur mobilier.

La dernière grande transformation a suivi le concile Vatican II et concerne plus particulièrement le chœur.

Les églises sont, par principe, orientées à l’orient, vers le soleil levant. À Erquy, pour tenir compte de la pente du coteau, le chœur regarde le nord-est.

Le bénitier, les fonts baptismaux.
Franchie la porte de l’église, nous sommes dans un lieu de culte, le premier objet que nous y trouvons est le bénitier. Ici il y en a un à chaque entrée de l’église.

Le bénitier contient de l’eau, qui a été bénite lors de la veillée pascale. En entrant dans l’église les chrétiens y trempent les doigts d’une main et se « signent », portant successivement leur main au front, aux deux épaules (de gauche à droite pour les catholiques ; de droite à gauche pour les orthodoxes) et à la poitrine, en disant mentalement ; « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit Amen »

L’entrée se fait en temps normal par la porte latérale. La remontée toute symbolique de la nef jusqu’au chœur, depuis le grand portail du fond, n’a lieu que pour certaines cérémonies, dont la procession des Rameaux et lors des funérailles.

En remontant sur la gauche, nous trouvons les Fonts Baptismaux, cuve octogonale sur un fût cylindrique, le tout en pierre. Ils sont surmontés de la statue de Saint Jean-Baptiste.
Les 8 côtés (7 + 1) de la cuve rappellent le 7 chiffre parfait dans la Bible + 1 = le Christ mort et ressuscité.

Ci-contre, les Fonts baptismaux sont prêts pour la célébration d’un baptême, avec la table portant l’eau baptismale et les burettes des saintes huiles, tandis que le cierge pascal a été apporté tout près de la cuve.

De là le visiteur peut aller vers le chœur et s’asseoir un instant pour « souffler », réfléchir, regarder, prier, adorer, selon les dispositions de son cœur !

Il n’entrera pas dans le chœur, réservé aux célébrations.

Vue d’ensemble du chœur

  • le maître autel renferme le tabernacle (petite tente) où sont déposées les hosties consacrées. Une veilleuse rouge signale, pour les catholiques, la présence réelle du corps eucharistique du Christ et invite donc à une certaine retenue. Le visiteur n’entrera pas dans le chœur.
  • autel de célébration : il est le centre de l’action de grâce (eucharistie) des chrétiens croyant au Dieu sauveur. Il rappelle la table de la Cène (dernier repas de Jésus avec ses apôtres) et la pierre du sacrifice (celui de Jésus sur le calvaire). Depuis le concile de Vatican II, placé à la limite du chœur et de la nef, il permet au prêtre de célébrer face aux fidèles et plus près d’eux.
  • Ambon : C’est le pupitre destiné à l’annonce, ou mieux la proclamation de la Parole. (Lecture de textes de la Bible, ancien ou nouveau Testament, et homélie du célébrant.)
  • Verrière de Bien-Assis, de gauche à droite : Saint François Xavier, La Vierge Marie et l’enfant Jésus couronnés, Sainte Thérèse d’Avila.
  • Le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, est Présent, allumé à côté de l’autel, durant le temps pascal. Mais également présent aux deux extrémités de la vie du chrétien : lors de son baptême et lors de ses funérailles. Sont inscrits sur ce cierge : Croix du Christ mort et ressuscité, alpha et oméga –la première et la dernière lettre de l’alphabet grec- montrant la plénitude du Christ, l’année actuelle signifiant que cet évènement est toujours d’actualité.

Extrait de « L’Église Saints Pierre et Paul d’Erquy », trente citations bibliques pour guider la visite, édité par la paroisse d’Erquy en 2005, ed revue et augmentée en 2014. (L’édition de 2005 est disponible dans l’église et en vente au Presbytère d’Erquy)


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