Bénitier à cariatides

vendredi 13 mars 2015
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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Bénitier à cariatides

Le bénitier de l’entrée nord est particulier : voici sa description par le baron de la Pulaie, excellent connaisseur de ce genre de mobilier. Il écrit en 1848 :

« Je ne puis donner une idée plus exacte de ce bénitier, lorsqu’on le voit de profil, qu’en le comparant au chapiteau d’une colonne, creusé en forme de bassin. Ce chapiteau se trouve porté par un fût cylindrique, uni, entouré à son sommet d’un tore circulaire. L’extérieur du chapiteau nous offre quatre figures difformes, opposées diagonalement, dont deux sont accroupies et ramassées sur elles-mêmes, au point que leur menton repose sur leurs genoux. Celles-ci ont la tête perpendiculaire et se tiennent les genoux avec les deux mains, tandis que chez les deux autres, la tête s’applique horizontalement contre le bord du bénitier : ces deux dernières ont les bras écartés et tiennent leurs mains contre la partie moyenne du vase, en même temps qu’elles embrassent sa base avec leurs cuisses. Ces figures sont d’un travail tellement grossier que j’en rapporte l’exécution au VIII° siècle. » [1]

Une autre version communiquée en 2014 : L’église d’Erquy a été construite à l’emplacement d’un temple Gallo-Romain dédié à Esus, dieu de la guerre chez les Gaulois. (Équivalent de Mars chez les romains)
Les Gaulois pratiquaient les sacrifices humains et une cuve qu’ils utilisaient, a été « transformée » en bénitier (celui qui se trouve à l’entrée latérale)

La cuve présente, coté porte, deux visages d’humains : une tête droite, l’autre couchée ; et coté pilier deux tètes de béliers.
On remarque l’usure due à l’aiguisage des couteaux de sacrifice. [2]

Bénitier à cariatides
Vue d’ensemble
Contre le mur tête de bélier
Détail des têtes humaines,
à gauche une tête droite
et à droite en prolongement d’un corps couché sur le dos, les bras étendus.
Remarquer le détail de la main
et le détail de la face

 [3]

texte de Raymond Granié

[1Jean-Pierre Le Gal La Salle dans « Histoire d’Erquy » tome I – 1991, page 233.

[2d’après une paroissienne, ancien professeur, qui dans son jeune temps a étudié le sujet.

[3le détail de ces sculptures ne sont correctement visibles que portes grandes ouvertes, ou avec éclairage d’appoint


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