Oratoire Notre-Dame de la Garde de Dahouët

lundi 29 décembre 2014
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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Oratoire Notre-Dame de la Garde de Dahouët

Édifié en 1894 pour honorer la mémoire des nombreuses victimes de la pêche à la morue en Islande.

C’est de là qu’est prêché le Pardon de Dahouët et que part le bateau pour la Bénédiction de la mer (un dimanche d’une marée favorable en Août).

L’entretien est à la charge de la paroisse et ne peut se faire que grâce à votre générosité.

André Guigot, Dahouët port de Bretagne Nord, tome 2, Breizh-Compo, Saint-Brieuc, 1990, p 73
Bien avant qu’on ne songe à construire une chapelle, la foi de nos anciens Dahouëtins avait tenu à rendre hommage à la Vierge Marie à l’occasion du départ des trois-mâts et goélettes pour la grande pêche, lui demandant protection et secours pour tous les marins qui partaient chaque année pour de longs mois ’’au péril de la mer’’. Nos concitoyens ne faisaient d’ailleurs que suivre nombre de leurs collègues des ports français qui avaient érigé aux passes de sortie de leurs bassins des sanctuaires et oratoires (…) Curieuse coïncidence, à la même époque que nos Dahouëtins, les Marseillais érigeaient sur une des hauteurs dominant leur ville une chapelle Notre-Dame de la Garde.

Cérémonie d’inauguration
La date avait été fixé de longs mois à l’avance par l’évêché. Mgr David devait en effet la présider et il avait arrêté la date du 16 mars 1864, jour de sa visite pastorale de confirmation à Pléneuf. Malheureusement, un contre temps survint, vraisemblablement un retard dans la livraison de la statue en fonte de la Vierge commandée par M. Francisque Le Péchon près de son fournisseur d’ancres de marine à Nevers. Point question de reporter cette manifestation religieuse : on aurait alors fait réaliser d’urgence une statue en cœur de chêne qui permettrait d’attendre… et au jour prévu la cérémonie put avoir lieu.

A deux heures de l’après-midi, on se rendit en procession de l’église paroissiale à Dahouët, la statue étant portée sur les épaules de quatre solides marins. Des Arc-de-Triomphe avaient été dressés sur tout le parcours du cortège et particulièrement au Minihi, au Pont-Carla et à l’entrée des quais. Ce dernier représentait un trois-mâts avec ses voiles et ses cordages cependant que toutes les maisons du quai étaient décorées de draps fleuris et de filets de pêche comme pour un jour de Fête-Dieu. Un socle fait de grosse pierre avait été dressé contre le pignon sud de l’hôtel ’’A la descente des voyageurs’’, la maison de M. Le Pluard n’ayant pas encore été construite. On y déposa la statue et M. Francisque Le Péchon prononça alors une allocution de bienvenue à Mgr David qui répondit en confiant la statue de Notre-Dame de la Garde aux habitants de Dahouët. Puis, toujours en procession, on parcourut sur toute sa longueur le quai des Terre-Neuvas, Mgr David bénissant les bateaux prêts à partir pour la prochaine campagne et qui tous avaient hissé le grand pavois. (…)

Changement d’emplacement…
La statue de bois de Notre Dame de la Garde devait rester toute une année sur son socle de pierre du quai jusqu’à ce que celle de fonte initialement prévue arriva. Elle avait voyagé par péniche de Nevers à Nantes, puis de Nantes à Dahouët sur un des bateaux de la maison Le Péchon. Elle avait coûté 390 francs-or. Elle fut donc érigée sur le socle en grès rose d’Erquy qui avait été dresse sur la Pointe Hamonet qu’on appela depuis ’’Pointe de la Vierge’’, presque au bord de la falaise. Quant à la statue de bois, elle aurait été confiée (toujours au conditionnel) à une chapelle des environs d’Erquy.

Exposé à toutes les intempéries, ce socle se lézarda au fil des années qui s’écoulaient au risque de menacer ruine. Aussi en 1894, le chanoine Jaffrain, recteur de Pléneuf, en décida-t-il la reconstruction. On en profita pour reculer le monument de quelques mètres ce qui permit d’aménager une plateforme avec un muret protecteur, réservant ainsi une plus grande place aux fidèles qui pouvaient se regrouper autour de la statue les jours de fête. Quelque temps après, afin que celle-ci soit mieux protégée des intempéries, on recouvrit le tout d’un dôme soutenu par quatre piliers de granit et le 9 septembre 1924, trente ans après sa visite d’inauguration, Mgr David revenait à Pléneuf pour bénir le nouveau monument.

… et d’emplacement
Mais il est bien difficile de tenir face aux embruns et aux tempêtes qui nous viennent du grand large. En 1960 la statue de fonte de la Vierge, rongée par la rouille s’effondra, abattue par un vent d’une violence inouïe. Point question de la restaurer ; aussi sera-t-elle remplacée par une statue de granit dûe au ciseau de M. Auguste Bourday (…) »

Informations fournies par Jérôme Molle

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