Écriture onciale

lundi 28 août 2017
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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L’écriture onciale, expression de la Culture Bretonne

Ils sont nombreux les touristes qui, visitant la Bretagne, admirent notre patrimoine, apprécient les danses et la musique celtes, tout en faisant honneur à notre gastronomie. Mais la culture bretonne inclut aussi l’écriture.
Peut-être ne remarquent–ils pas que parfois nous employons une typographie particulière, l’écriture onciale .

Cette écriture particulière est apparue dans les années 1930 dans des éditions bretonnes qui ont été fécondes de celtisme ; la Bretagne s’étant retrouvée dans ses racines irlandaises, cornouaillaises, enfin celtiques. La musique, les chants, les cantiques s’en sont enrichis. L’utilisation de cette police de caractère se trouve surtout dans la publicité, la production culturelle, et en général dans l’affichage.

Mais d’où vient-elle cette écriture onciale ?

D’abord le mot français vient d’un mot latin « uncialis », once, un douzième, un douzième de livre, un douzième de pied, soit un pouce. L’onciale est donc majuscule à l’origine.
C’est une belle écriture, élégante et même majestueuse, la plus ancienne des écritures du Moyen-Age. Elle fut surtout utilisée par les copistes, ces moines qui transmettaient les textes sacrés et les ouvrages luxueux.

C’est chez saint Jérôme qu’on trouve une première attestation du terme, dans sa préface à sa traduction du Livre de Job.
Charlemagne codifia l’usage de l’écriture (on l’appelle « caroline » en souvenir de celui qui « inventa l’école…sacré Charlemagne ! ».
Caroline, l’« onciale » en minuscule.

L’écriture caroline a participé à la conservation et la transmission des œuvres classiques (Ovide, Cicéron, Virgile) au travers de la Renaissance carolingienne. Plusieurs milliers de manuscrits de l’époque carolingienne utilisant cette écriture nous sont parvenus.

L’écriture gothique, chère aux Germains, remplace la caroline au cours du Moyen Âge. Voici l’alphabet oncial, n’est-il pas plein de rondeurs et de charme ?

Contrairement à la capitale caroline qui descend directement de la capitale romaine, la minuscule caroline s’inspire de l’écriture onciale et demi-onciale tout en intégrant des éléments de l’écriture insulaire utilisée en Grande-Bretagne et en Irlande. Elle fut créée par Alcuin, maître de l’Académie palatine, entre 782 et 796, conformément à la volonté de Charlemagne d’uniformiser les écritures régionales et de remplacer l’écriture mérovingienne- devenue illisible par une écriture qui serait facile à déchiffrer et à rédiger à travers tout son Empire. Elle se répand depuis Aix-la Chapelle, puis rayonne à partir du scriptorium de Saint-Martin de Tours, un des principaux foyers de culture de l’époque.

Le plus ancien des manuscrits connus est l’Évangéliaire de Charlemagne qui se trouve aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France (NAL 1203).
(NDLR, merci Wikipedia)

Qui aurait pensé que cette typographie, au graphisme original, bien que banale sur nos affiches bretonnes, et sur nos paquets de Traoumad, serait aussi noble, car chargée d’Histoire ?


Justine Guilbaud

Voir web http://www.saintbrieuc-treguier.cat…


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