Le dimanche, jour du Christ Ressuscité

jeudi 30 mars 2017
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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 Jour du Christ Ressuscité

Depuis les débuts de l’Église, le dimanche est, pour nous chrétiens, le jour mémorial de la Résurrection que nous célébrons dans la foi. Que la Tradition le nomme : premier jour de la semaine, jour du Seigneur, huitième jour, jour de la Résurrection, le dimanche est le jour où l’Église, fait mémoire du Mystère Pascal du Christ mort, Ressuscité et dont elle attend la venue dans la gloire. Le Christ Ressuscité lui-même, dans les apparitions à ses apôtres, leur apprend ce jour comme « son jour ». (Jn 20, 19 ; Lc 24 ; Jn 20, 26). Et les Actes des Apôtres témoignent que les premiers chrétiens se réunissent le dimanche soir pour célébrer l’Eucharistie (Ac 20, 7). D’emblée l’Église a saisi qu’elle devait se rassembler le dimanche parce que le Seigneur Jésus vient au milieu d’elle, qu’Il célèbre avec elle sa Passion et sa Résurrection et qu’Il met le chrétien en désir de sa venue dans la gloire. Chaque dimanche, la liturgie fait communier le chrétien au Mystère du Christ.

 Une liturgie Christo-centrée

La Constitution sur la liturgie affirme que le Christ est le principal acteur de la liturgie (Sacrosantum Concilium n° 7). Toute liturgie, et plus particulièrement la liturgie dominicale, est participation de l’Église à l’œuvre du Christ présent et agissant dans l’assemblée, dans le prêtre qui préside, dans la Parole proclamée et l’homélie qui la commente, dans le signe sacramentel donné, présence réelle et mystérieuse. En déclinant les différentes modalités de la présence du Christ dans la liturgie, l’Église rappelle que la liturgie est chrétienne en tant qu’elle est polarisée sur la personne du Christ. C’est Lui qui est au cœur de la liturgie dominicale. Et la liturgie rappelle au monde qu’il a besoin d’un Sauveur, le Christ, que son horizon est eschatologique puisqu’elle annonce Celui qui vient dans la gloire, le Christ.

 Des conséquences

Définir le dimanche et sa liturgie comme christo-centrés entraîne quelques conséquences. Si la liturgie est l’action du Christ, elle n’appartient à personne. Elle est ce don que le Christ fait à son peuple pour qu’il le rencontre en son mémorial. Tout acteur de la liturgie se doit de favoriser la rencontre du Christ et de son Corps qu’est l’Église rassemblée. Il se doit de s’oublier pour que le Christ paraisse et agisse.
Se pose dès lors la question des dimanches à thème. La foi chrétienne est une foi incarnée qui prend en compte la vie des hommes dans la célébration du dimanche. Mais si le dimanche est le jour du Christ, c’est Lui que nous célébrons, et non des valeurs, des actions de solidarité, des moyens d’évangélisation, si légitimes soient-ils. Si nos actions ne plongent pas leurs racines dans le Christ Lui-même, elles se transforment vite en un humanisme respectable mais qui n’est plus annonce du Christ, source de la vie chrétienne qui invite à la conversion des cœurs et des pratiques.
Enfin, si le dimanche est le jour du Christ en son mémorial pascal, il convient de ne pas oublier le service des pauvres par fidélité à la recommandation du Christ Lui-même. Le jour du Christ ne serait pas totalement jour du Christ sans la prise en compte d’un monde à transformer par un Amour célébré. Le dimanche est bien jour du Christ qui donne sa vie, se fait nourriture et sert le pauvre pour qu’à son tour le chrétien soit Parole, pain et serviteur pour le monde.

Serge Kerrien,
diacre permanent

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