Où on va après la mort ?

samedi 18 février 2017
par  Jean Besnier
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La question posée par Sidonie (6 ans). Chez l’enfant, la curiosité et le chagrin peuvent cohabiter, d’où ses interrogations, qui demandent des réponses « en vérité ».

Le grand-père de Sidonie qu’elle aimait tant parce qu’il faisait toujours des blagues vient de mourir. Elle est triste de savoir qu’elle ne le verra plus jamais, mais surtout elle s’inquiète de savoir ce qu’on devient après la mort.
La mort est une des grandes interrogations de l’existence humaine. Et le petit enfant lui aussi s’interroge. En général c’est vers 5 ans que l’enfant commence à réaliser le caractère définitif de la mort. D’où son intérêt pour les rites funéraires et ses interrogations. Les adultes tentent souvent d’éluder ce genre de questions parce qu’ils craignent que cela génère des angoisses. Mais les jeunes enfants insistent pour avoir des réponses.
Et ce n’est pas parce qu’ils posent des tas de questions sur la mort qu’ils n’ont pas de chagrin. Leur curiosité et leur chagrin cohabitent parfaitement ! Alors que leur dire ? Faut-il faire le tour des réponses possibles ?
Si l’enfant sent qu’il peut dialoguer avec l’adulte, il en viendra de toute façon à demander : « Mais toi, tu penses quoi ? » C’est pourquoi il est important de dire ce que l’on pense vraiment, avec ses propres mots. L’enfant perçoit très bien si l’on en est convaincu ou non. Plus on est dans sa propre vérité, dans des liens d’authenticité, plus on tisse avec l’enfant une relation juste. Parce qu’ainsi on lui permet d’être lui aussi dans sa vérité, différente et particulière. On peut par exemple lui dire : « La vie après la mort, je ne peux pas exactement te l’expliquer car je n’en sais rien. Personne ne sait vraiment ce qui se passe. Une fois mort, notre corps se décompose mais nous, les chrétiens, nous pensons que notre âme continue de vivre. »

Il est vrai que, quand il s’agit de parler de la mort, les familles croyantes ont une conviction, quelque chose « de plus » à dire. Pour les chrétiens, la mort n’est pas forcément la fin de tout. Par sa résurrection, Jésus a montré que derrière le mur de la mort, il y avait une vie pleine d’amour, pour toujours avec Dieu. Une vie au-delà de la mort ! Même si cette vie nouvelle reste un mystère pour les chrétiens, c’est une promesse faite par Jésus qui les rend heureux. Et c’est sur cette promesse que leur foi est fondée. Parler de la mort avec un enfant est une occasion de nous réinterroger sur notre propre rapport à la mort, et à la Résurrection.


La rédaction de Pomme d’Api Soleil

La Croix 28 01 2017


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