Deuxième assemblée synodale - 26 et 27 novembre 2016

mardi 29 novembre 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
popularité : 23%

Les 26 et 27 novembre derniers, s’est tenue la deuxième assemblée synodale au lycée Pommerit (Pommerit-Jaudy).
Au programme : travail en commission, débat et vote en assemblée plénière en vue de retenir 36 propositions.

 De 120 à 36 propositions…

Ils sont professeurs, aides-soignants, mères au foyer, agriculteurs, retraités, engagés auprès des réfugiés, néophytes ou confirmés, valides ou en situation d’handicap et, surtout,« soucieux de la place du petit et du plus pauvre », comme le souligne le père Loïc Le Quellec, curé de la paroisse de Saint-Brieuc.
Durant ces deux jours, les 320 délégués ont vécu une expérience exceptionnelle. Ils ont été appelés à débattre en assemblée plénière pour appuyer quelques-unes des propositions du cahier synodale et ajouter d’autres idées.
Ce débat a permis d’enrichir le travail des commissions réparties en douze thèmes. Le dimanche a été consacré au vote de chacune des propositions ; une journée intense donc où chaque participant a voté une centaine de fois.

Concernant les propositions retenues, les équipes synodales auront deux mois pour proposer des mises en œuvre concrètes avant la troisième et dernière assemblée synodale d’avril.

 Une introduction remarquée

« Quelle est la cause finale de notre synode ? Quel est le but de notre travail ? Il s’agit de travailler la joie de l’évangile ! L’enjeu est donc la conversion pastorale, tout faire pour que l’évangile soit annoncé  », a pris la parole le Père Gérard Le Stang en introduction à ce week-end de travail. « Cela fait de nous des missionnaires du Christ mais aussi des disciples, tous et chacun de nous. Toute notre réflexion est tournée vers notre désir de croissance de la foi, dans la qualité du témoignage et dans le sens du service ».
Le Père Gérard Le Stang a poursuivi en insistant sur l’importance d’annoncer, célébrer et servir ». « Nous sommes des porte-paroles priants et des serviteurs. Chacun peut et doit apporter ce que sa foi lui suggère au bien commun ».

  Débat en assemblée plénière

Durant la première journée, les délégués élus, les membres de droit et les personnes appelées par Mgr Denis Moutel - soit 320 représentants - ont pris librement la parole en assemblée plénière afin d’exprimer un ressenti ou proposer une piste de réflexion. « Trouver sa place dans la société, cela ne peut pas se faire comme ça, il faut ouvrir ! Il faut valoriser la dignité humaine en lui confiant une mission au sein de la communauté. Ce sont par nos attitudes qu’on y arrivera », souligne-t-on dans les rangs. « Nous devons annoncer la venue du Christ non pas sous forme d’enseignement mais de témoignage ! Ce n’est pas le tout de faire, il faut également faire-savoir. L’Église fait beaucoup de choses mais peu de gens le savent », a-t-on également rajouté.

  Des commissions animées

Le samedi fut entrecoupé de temps en commission où les membres composant le synode ont pu s’exprimer sur des thèmes comme la promotion de la culture et du patrimoine, la formation et le ressourcement de la vie spirituelle, la place de la liturgie et des sacrements ou encore autour des personnes en difficulté. « Dans nos discussions, nous retrouvons les propos traditionnels de l’Église : les personnes âgées, les plus pauvres… Mais l’Église a une parole à avoir sur des sujets moins présents comme la souffrance au travail, la fracture dans les familles, la délinquance des jeunes… », rappelle un membre.

  • « On parle beaucoup de la pauvreté mais ils ont aussi le droit à la parole. Ils vont nous apporter autant qu’on peut leur apporter… voire plus. Les quartiers populaires, l’Église les a désertés. Avant, nous avions des communautés religieuses aujourd’hui inexistantes. On délaisse là une population complète. Je suis peut-être dur en disant cela mais on risque de devenir une Église d’élites », craint un autre.

  Mise en œuvre d’objectifs

D’une manière générale, tous ont approuvé l’idée que l’Église puisse adopter un langage simple et accessible. Certes, «  nous avons des difficultés à dire notre foi. Dans notre culture bretonne, on est marqué par la pudeur », admettent certains. Mais « il ne s’agit pas seulement de témoigner mais aussi – et surtout – de témoigner ensemble. C’est la condition sine qua non pour que cela marche », soulève-t-on également.
Au terme du travail en commissions, les 320 personnes réunies en assemblée plénière se sont prêtés à l’exercice du vote des propositions.
« Début des votes !… Fin des votes ! »
Les participants avaient 20 secondes pour se décider et voter « oui » ou « non » avant de voir le score s’afficher sur écran géant.
Chaque proposition devait récolter au moins les deux tiers des voix, soit 66,66%, pour avoir une chance d’être reprise dans les futures discussions en équipe synodale.

  Des conclusions encourageantes

Pour Régine Chardonnet, secrétaire générale du synode, ces deux jours ont été « un vrai marathon ». « Mgr Denis Moutel a dit que nous étions à la mi-temps du synode ; oui nous allons continuer à travailler à partir des 36 pistes décidées ce dimanche. Aujourd’hui, nous n’avons plus des orientations mais des propositions concrètes », a-t-elle conclu ce week-end.

Le prochain grand rendez-vous est programmé les 1er et 2 avril prochains avec la troisième assemblée synodale, avant le rassemblement diocésain de clôture du 4 juin 2017 où Mgr Denis Moutel promulguera les orientations à venir pour le diocèse de Saint-Brieuc.

web http://www.synodediocese22.fr/index…


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