Vie et Mort

mardi 1er novembre 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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 Prier pour les défunts est un devoir


« C’est un devoir pour les croyants de prier pour les morts, en particulier les plus oubliés », rappelait saint Jean-Paul II.
« L’Église a toujours exhorté à prier pour les défunts. Elle invite les croyants à considérer le mystère de la mort, non comme le dernier mot sur le destin de l’homme, mais comme le passage vers la vie éternelle ».
« Il est important, et c’est un devoir, de prier pour les défunts, car même s’ils sont morts dans la grâce et l’amitié de Dieu, ils ont peut-être encore besoin d’une dernière purification pour entrer dans la joie du Ciel ».
« On peut prier pour les morts de différentes manières, expliquait le Saint-Père, notamment en se rendant dans les cimetières. S’arrêter dans ces lieux saints est une occasion propice pour réfléchir au sens de la vie terrestre et nourrir en même temps l’espérance en l’éternité bienheureuse du Paradis ».
« Que Marie, Porte du Ciel, nous aide à ne pas oublier et à ne jamais perdre de vue la Patrie céleste, but ultime de notre pèlerinage ici sur la Terre », concluait le Saint Père en rappelant que « pour nombre de saints, le Rosaire a été un moyen privilégié pour leur entretien quotidien avec le Seigneur et l’instrument qui les a conduits à une intimité de plus en plus profonde avec le Christ et la Sainte Vierge ». Car « le soutien de chaque jour pour ne jamais perdre de vue notre destin éternel est avant tout la prière ».

 Le mot de la fin - Abbé Pierre

Pour vous, mourir, c’est … ?
Une rencontre longtemps retardée avec un Ami.

Comment aimeriez-vous mourir ?
En me voyant mourir. Peu importe comment … Je vis dans l’impatience de la mort. Elle est comme une vieille amie que j’ai appris à connaître pendant des années. Pour moi, ce n’est pas une fin mais un renouveau. C’est comme sortir de l’ombre pour entrer dans la lumière …

Pour vous, le paradis, c’est…
Le Paradis ou l’Enfer ne sont rien d’autre que le prolongement de nos actes sur la terre. Pour moi, être damné, être condamné, ce n’est pas subir la sanction d’un jugement. Mais c’est pouvoir, en sortant de l’ombre, se voir tel qu’on est. « Tu t’es voulu suffisant ? Alors suffis-toi à toi-même à jamais ».

Quel est le mal de notre époque…
Croire orgueilleusement qu’on se suffit à soi-même. C’est le sentiment de sa propre suffisance et le mépris de l’autre poussés jusqu’à l’absurdité. Scandale de la vie bafouée, du gaspillage, de l’indifférence aux vieillards et aux pauvres, aux affamés, aux opprimés, aux sans-travail, aux sans-logements, aux exclus de toutes sortes…

Votre mot de la fin…
Quand on a mis sa main dans la main des pauvres, on trouve la main de Dieu dans son autre main.

  La vie et la mort, des cadeaux ?

Parler de la mort en termes positifs est une véritable gageure, attachés que nous sommes à cette vie sur terre.
Si la vie est don de Dieu, pourquoi une fin ? « Car Dieu n’a pas fait la mort, dit le Livre de la Sagesse, Il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Il a tout créé pour l’être (Lui qui est Celui qui est) ».

La vie est vraiment un cadeau et la fin de cette vie terrestre, la mort, ne peut donc pas être la fin de tout, une négation ; Dieu donnerait d’une main, et reprendrait de l’autre ? La finitude de notre corps est certes inscrite dans nos gènes, nos cellules ayant des durées de vie très variables ; mais notre être ne se réduit pas à notre enveloppe charnelle : il y a quelque chose en nous qui nous dépasse. Dieu « n’a pas fait la mort », mais elle existe. Et si la mort était un changement de vie, comme un grain de blé qui meurt en terre pour ressurgir en une autre existence plus riche ?
Et si ce trépas, dans la logique de la vie-cadeau, était lui aussi un paquet-cadeau comme celui de Noël, accroché au sapin ? Il en suscite des interrogations ce paquet mystérieux à l’emballage enrubanné, multicolore…On sait qu’il est pour nous, tout en ignorant le contenu… Il faut attendre le moment propice pour le décrocher, le prendre, en déchirer l’enveloppe, pour découvrir la surprise cachée. Cette attente de la rencontre doit vaincre notre curiosité impatiente dans la confiance. Tout cadeau est signe et symbole d’estime ou d’affection ; nous ne serons pas déçus, mais comblés de plaisir et de bonheur. Si la vie sur terre est déjà un bonheur, que dire de celle qui nous attend au-delà, puisqu’elle sera éternelle. Non, « Dieu n’a pas fait la mort » comme dit La Sagesse, le mot FIN n’apparaît pas à la dernière image du film, car il y a une suite, telle est notre Espérance.

Bernard Le Néel

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