Le Christ Roi

dimanche 6 novembre 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
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L’Année de la miséricorde se conclura le jour où l’on célèbre la royauté du Christ, révélant le caractère cosmique de celle-ci.

En choisissant ce dimanche de la solennité du Christ Roi de l’univers pour conclure l’Année sainte de la miséricorde, le pape François désire, en particulier, confier « l’humanité entière et tout le cosmos à la Seigneurie du Christ » (Misericordiae Vultus, § 5).
Ce faisant, il souligne le caractère cosmique de la royauté du Christ : un aspect que la fête de ce jour n’a pas toujours revêtu.

Instituée comme telle en 1925 seulement, par le pape Pie XI, la fête du Christ Roi n’est devenue fête du « Christ Roi de l’univers » qu’en 1970, lorsque fut mise en valeur la dimension cosmique et eschatologique de la royauté du Christ.

L’encyclique Laudato si du pape François témoigne de l’intérêt qu’il porte à toutes les créatures. Il a aussi inclus ce souci dans la bulle d’indiction du Jubilé de la miséricorde : « Le mot et l’idée de miséricorde semblent mettre mal à l’aise l’homme qui, grâce à un développement scientifique et technique inconnu jusqu’ici, est devenu maître de la terre qu’il a soumise et dominée (Gn 1, 28). Cette domination de la terre, entendue parfois de façon unilatérale et superficielle, ne laisse pas de place, semble-t-il, à la miséricorde » (MV ! 11). Il nous faut, dit le pape François, redécouvrir « la centralité de Jésus ».

Saint Paul présente le Christ comme « le premier-né de toute la création : en lui, par lui et pour lui toutes choses furent créées. Il est le centre de toutes choses, il est le principe : Jésus Christ, le Seigneur. Dieu lui a donné la plénitude, la totalité, pour qu’en lui toutes choses soient réconciliées (Col 1, 15-20).

Seigneur de la création, Seigneur de la réconciliation. Cette image nous fait comprendre que Jésus est le centre de la Création ; et, par conséquent, l’attitude demandée au croyant, s’il veut être tel, est de reconnaître et d’accueillir dans sa vie cette centralité de Jésus Christ, dans ses pensées, dans ses paroles et dans ses œuvres. Et ainsi nos pensées seront des pensées chrétiennes, des pensées du Christ, nos paroles seront des paroles chrétiennes, des paroles du Christ. Par contre, quand on perd ce centre, parce qu’on le substitue avec quelque chose d’autre, il n’en vient que des dommages, pour l’environnement autour de nous et pour l’homme lui-même » (Homélie du dimanche 24 novembre 2013).

Célébrer le Christ Roi nous engage avec lui et à sa suite, pour que grandisse son Royaume de paix. Ce règne dont l’Ange Gabriel avait révélé à Marie la promesse d’éternité : « Tu vas enfanter un fils […] Il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin » (Lc 1, 31-33)

Michèle Clavier
Revue de la vie liturgique « Signes d’aujourd’hui » - N° 246 Juillet/Août 2016

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