Regards - Lourdes, septembre 2016

samedi 1er octobre 2016
par  Paroisses Erquy et Pléneuf
popularité : 42%

Lourdes, une expérience à vivre

Joie, humilité, fraternité, universalité, prière, conversion sont des mots qui prennent leur sens dans ce pèlerinage.

De belles célébrations, la présence des malades, des rencontres… à Lourdes.
Lors d’un pèlerinage, l’Église se donne à voir dans des visages multiples. Chacun a de bonnes raisons d’y venir.
Retour sur le dernier pèlerinage diocésain.

 Une expérience à vivre,…. difficile à raconter

«  2016, Année de la Miséricorde voulue par le Pape François, je ne voulais pas manquer le pèlerinage à Lourdes, j’avais envie de venir » confie Hélène de la paroisse de Pléneuf-Val-André.
Comme d’autres participants, elle n’était pas venue depuis plusieurs années, car début septembre, les vacances sont terminées, le travail a repris.
C’est le cas de Jean-Claude, ancien enseignant, de Moncontour.
Alors, avec la retraite, on vient et revient dans ce lieu des apparitions à Bernadette. Certains habitués ne comptent plus, c’est devenu un rendez-vous incontournable.
Environ 45 personnes des paroisses de Jugon, Lamballe, Moncontour, Pléneuf-Val-André et Erquy, ont ainsi quitté leurs habitudes du 6 au 12 septembre en rejoignant le pèlerinage diocésain avec ses malades et handicapés encadrés par les hospitaliers.

Tout le monde a affronté le trajet de 800 km en car avec bonne humeur, comme Michel de Jugon, déplacement finalement bien court au regard de tous les pèlerinages étrangers venant des quatre coins du monde : Irlande, Asie, Sénégal, Espagne, Italie… et bien d’autres pays en cette fin d’été.

À l’entrée du site, même avec Vigipirate, les contrôles ne sont pas tatillons. Passée l’une des deux portes, la taille du site impressionne, surtout quand on vient pour la première fois. Le nombre de pèlerins et de malades surprend comme lors de la procession mariale le soir avec ses milliers de cierges allumés. On mesure alors le caractère universel de Lourdes, chacun priant dans sa langue. Cet aspect s’est retrouvé lors de la messe internationale présidée par Monseigneur Moutel dans la basilique Saint Pie X.
Le passage de la Porte Sainte avec les malades, sous le signe de la Miséricorde, les célébrations à Sainte Bernadette, la messe à la grotte, le chemin de Croix dans la montagne le soir ou dans la prairie avec les malades, le Sacrement des Malades constituent des moments forts proposés à chacun. «  De très belles cérémonies », pour Jean-Claude.

Les pèlerins du diocèse ont aussi pu vivre une journée conviviale à la cité Saint Pierre, en dehors des sanctuaires. Elle a rassemblé, sous le soleil, dans un cadre exceptionnel, les valides, les malades et les hospitaliers du diocèse.
Lourdes permet aussi des moments plus personnels.
À la grotte, chacun peut venir apporter ses intentions de prières et celles qui lui ont été confiées : demandes, remerciements… Pour Hélène, « c’est un tête à tête avec Marie au milieu de la foule ». Aller à la piscine pour se purifier est une démarche difficile. « Impressionnant, les gens sont émus », dit-elle.
Difficile aussi la confession individuelle. Mais peut-être plus facile dans le cadre d’un pèlerinage, bien que chacun soit au vu de tous.

La présence de nombreux malades marque avec les fauteuils roulants et les petites voitures bleues. « On a peur de les voir. Il faut oser les regarder ». Et pour ceux qui s’en occupent, il faut savoir mettre « son ego entre parenthèses », souligne un nouvel hospitalier qui insiste aussi sur la richesse des rencontres. « Je reviendrai l’année prochaine ».

C’est ce que disent les nouveaux pèlerins. Ils ont mis de côté l’aspect mercantile des rues de Lourdes, apprécié l’organisation matérielle du pèlerinage, l’ambiance du groupe, les rencontres, les temps de célébrations, les sourires… « C’est une expérience à vivre, souligne Hélène. Mais difficile à raconter ».
Une invitation à retourner ou à aller en pèlerinage.

Paul Chauvin

 Oui nous sommes prêts à y retourner

Après un pélé riche en rencontres et une approche différente des personnes en situation de handicap, nous sommes certains que le peu que l’on donne nous est rendu par un sourire, une accolade ou un échange verbal. Une présence au service des piscines nous apprend que chaque personne qui y vient attend beaucoup de Marie.
Oui nous sommes prêts à y retourner !

Jany et Michel

 Être conscients que nous sommes instruments de Dieu !


Notre ressenti

Quitter la maison, se libérer du quotidien, vivre la fraternité et créer des liens.
Pouvoir se mettre à l’écart, nous laisser interpeller en contemplant Marie et méditer sur l’expression : « Elle m’a regardé comme une personne ».
Une chance de vivre la miséricorde, passer par la Porte Sainte qui nous emmène vers l’espérance : « Pardonner ne veut pas dire oublier ! ».

En déposant un cierge à la grotte, ce fut un moment fort lorsque nous avons prié pour toutes les intentions qui nous avaient été confiées.

Que restera-t-il de ce pèlerinage ?
« Courage, sérénité, paix intérieure, fraternité …. »
Être conscients que nous sommes instruments de Dieu !
Dans le drame vécu « de Julien » la solidarité et la prière ont été intenses.


Yvonne, Annick, Annette

  Le pèlerinage, image du chemin que chacun parcourt au long de son existence

Dans le cadre de mes habituelles vacances d’été à Lamballe (9 ans) et en cette Année du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde Divine, il m’a été offert l’heureuse occasion de faire partie des pèlerins du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.
Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence » (Misericordiae Vultus, 14).

A Lourdes, des centaines, des milliers de pèlerins se croisent, croyants ou non-croyants, baptisés et non-baptisés. Il y a un Peuple en marche. La différence et l’indifférence n’ont pas de place. Il n’est pas possible de rester indifférent à la présence nombreuse des personnes en situation de handicap. Elles vous bouleversent par leur volonté de croire en la Miséricorde de Dieu. Elles sont heureuses d’être à Lourdes. Par elles, on apprend à méditer et à se concentrer devant la Grotte de Massabielle. Les personnes en situation de handicap vous obligent à découvrir que « la Miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et sacrifice ».
À Lourdes, le miracle de la joie est permanent.

« Miséricordieux comme le Père »
 : je me suis senti si petit et si pauvre à cet appel ! Le pèlerinage stimule notre conversion . Finalement des questions de fond : comment être vraiment miséricordieux comme le Père ? Où et envers qui se manifeste notre miséricorde ?

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours » (Ps 25, 6) et apprends-nous à choisir l’espérance ».

Paroles d’un pèlerin

Père Albert Wanso


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