Vendredi 1er juin 2018

Tournons-nous vers le Sacré-Cœur de Jésus !

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Le mois de Juin est dédié au Sacré Cœur de Jésus. Instituée par le Pape Clément XIII en 1765, cette solennité est une dévotion au cœur de Jésus en tant que symbole de l’Amour divin, rendu visible par le don total de son Fils.

À travers quelques points, creusons le volet pastoral de cette dévotion.

Le Symbole du Sacré-Cœur

Le Sacré-Cœur est souvent représenté dans l’art chrétien sous la forme d’un cœur enflammé brillant d’une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus, entouré d’une couronne d’épine et surmonté d’une croix. Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, avec ses mains transpercées dirigées vers lui, comme s’il allait l’offrir à la personne qui se tient devant lui. Cette représentation très parlante constitue en même temps, une source d’interpellation pour chaque enfant de Dieu associé par grâce à la mission du salut.

« Cœur enflammé brillant d’une lumière… »

Rimant avec l’assertion paulinienne, « Induamur Arma Lucis » Rm13, 12 (revêtons les armes de la lumière), on pourrait voir à travers cette expression, l’arme essentielle de combat de tout baptisé. Bâtir toute sa vie sur l’amour, symbolisé par le cœur, et qui est le condensé de tout le message évangélique est une mission impérieuse pour tout chrétien. Aussi, devons-nous briller par notre témoignage de vie pour répondre à notre vocation comme « sel de la terre et lumière du monde » (Mt5, 13 – 14).
Le mois de juin qui nous convie sereinement à l’action pour les événements vécus au cours de l’année pastorale, est en même temps un moment où nous devons épouser la spiritualité du Sacré-Cœur, qui nous tient, nous retient et nous soutient dans la mission. Où que nous soyons pour vivre l’été, osons poser notre regard sur ce mystère d’Amour de notre salut qui nous appelle à toujours avancer au large. Cette détermination à porter toujours haut le flambeau de la foi n’est pas sans exigences.

« Entouré d’une épine et couronné d’une croix »

La perspective téléologique de notre mission et les voies pour y aboutir y sont ici peintes. « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive… » Mt16, 24. La « sequella Christi », c’est-à-dire la marche à la suite du Christ, implique forcément notre renoncement et notre détermination à affronter les épreuves qui y sont afférentes.
Une vie chrétienne sans épreuves tourne inexorablement au rabais. Mais le Sacré-Cœur nous rappelle, le triomphe de l’espérance sur la désespérance, du courage sur le découragement, de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort. Située dans un mois qui nous appelle à l’écart avec le Maître de la moisson, nous pouvons nous réjouir de ce que l’amour de Dieu nous a permis de vivre durant l’année pastorale.

Qu’il nous aide à toujours vivre en témoins d’espérance…

Abbé Prosper GBAGUIDI,
au service de la paroisse N.D. de Grande Puissance de Lamballe