Lundi 26 mars 2018 — Dernier ajout lundi 14 mai 2018

Pourquoi le dimanche est-il un jour sacré ? Enregistrer au format PDF

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Comment le dimanche pourrait-il garder un sens particulier, alors que la société actuelle respecte de moins en moins le repos dominical ? Le dimanche, jour de loisir, éventuellement de retrouvailles familiales, a-t-il encore un caractère religieux ? Le dimanche - dominicum en latin, ce qui signifie « jour du Seigneur »- revêt pour les chrétiens une réelle importance. C’est à la fois, pour le croyant, « le premier jour de la semaine » faisant mémoire de la résurrection de Jésus, mais aussi le huitième jour, suivant le sabbat juif et inaugurant le nouvelle Création.

Le dimanche n’est pas seulement un jour qui n’est pas occupé par le travail, mais un temps normalement consacré à la prière, au partage, à la célébration eucharistique. Dès les premières communautés chrétiennes, le dimanche s’impose comme le jour du rassemblement des fidèles : « Le premier jour de la semaine, alors que nous étions réunis pour rompre le pain, (…) Paul adressait la parole aux frères. » (Ac 20, 7) La célébration dominicale réunit dans la messe l’essentiel de la foi avec l’écoute de la Parole (les lectures bibliques) et le partage du pain (l’eucharistie). Signe – ou sacrement, jour sacré -, le dimanche est un temps fort de l’expression de la foi et, en même temps, la source nourrissante de toute vie chrétienne. Écoutant l’appel de Jésus – « faites cela en mémoire de moi » -, le fidèle répond à cette invitation en participant chaque dimanche à la messe, moment privilégié de communion au Christ et à la communauté chrétienne.

Jean-Paul II consacra une lettre apostolique à l’importance du dimanche, « écho hebdomadaire de la première expérience du Ressuscité « (Dies domini, 1998). Depuis la résurrection du Christ, le jour de Pâques, les chrétiens se rassemblent en ce premier jour de la semaine pour manifester la place centrale de la Résurrection dans leur foi. Enfin, le dimanche est une halte privilégiée dans le rythme de la semaine pour cultiver le sens de l’homme. Le travail, de plus en plus fréquent le dimanche, pourrait mettre à mal cette aspiration au repos. Ce qui conduit l’Église à alerter chacun sur les risques que représente un dimanche soumis aux impératifs économiques, pas uniquement parce que l’évolution empêcherait les fidèles de se rassembler mais parce que c’est pour tous, pratiquants ou non, une chance de trouver une occasion de ressourcement personnel.

En développant une « pastorale du dimanche », l’Église invite l’homme à prendre « toute sa dimension d’être spirituel appelé à la louange et à l’espérance ».

Propos de Bertrand, 56 ans, Boulogne-sur-Mer Christophe Henning.

Article publié dans le n° 6752 du 26 avril 2012 de Pèlerin

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