Dimanche 1er mars 2015 — Dernier ajout lundi 14 mai 2018

Message du Pape François pour le Carême 2015 Enregistrer au format PDF

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Message du Pape François pour le Carême 2015

« Tenez ferme ! » (Jc 5, 8)

Chers frères et sœurs, Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un « temps de grâce » (2 Cor 6, 2). Dieu ne nous demande rien qu’Il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, Il nous connaît par notre nom, Il prend soin de nous et Il nous cherche quand nous L’abandonnons. Chacun de nous L’intéresse ; son Amour L’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous sentons à l’aise, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que je suis à l’aise, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.

1er Dimanche de Carême : « Convertissez-vous »

L’avenir a été sauvé par un juste, un avenir qui a pour seule garantie la promesse de Dieu et l’Alliance universelle dont Il prend l’initiative. Sur le roc d’une promesse s’appuiera Jésus, poussé au désert par l’Esprit et « tenté par Satan ». Vainqueur de la tentation, Il pourra partir proclamer l’Évangile de Dieu : les temps seront accomplis. (Mc1, 12-15)

2e Dimanche de Carême : « Mon Fils bien-aimé »

Dieu semble parfois se démentir, voire s’acharner contre la réalisation de ce qu’Il a promis. L’épreuve d’Abraham en témoigne. Pourtant, si la lumière de la Transfiguration enveloppe Moïse, Élie et les Apôtres, elle ne s’étendra pas sur Lui, mais sa foi reste décisive : là a commencé la transfiguration de monde et s’est enracinée la Nouvelle Alliance. (Mc 9, 2-10)

3e Dimanche de Carême : « La folie de Dieu »

Nous célébrons la folie de Dieu « plus sage que les hommes ». Nous la célébrons dans ce rite si modeste qu’est une Eucharistie, où que ce soit : basilique, cathédrale, petite chapelle. C’est toujours un peu de pain, un peu de vin qui, par l’action de l’Esprit, deviennent Corps et Sang du Christ. À ces manières de Dieu, ajustons nos vies comme l’a fait Jésus. (Jn 2, 13-25)

4e Dimanche de Carême : « Pour nous sauver »

Dieu nous a aimés d’un grand Amour. Chaque Eucharistie en est la preuve et récapitule l’œuvre du salut. Croyons à son Amour qui, jadis, a chargé un païen de « bâtir une maison à Jérusalem », un Amour qui lui a fait donner son Fils au monde « pour que, par Lui, le monde soit sauvé ». Déjà « avec Lui, Il nous a ressuscités » et sur nous resplendit sa lumière. (Jn 3, 14-21)

5e Dimanche de Carême : « La loi de l’Amour »

Quelle loi pourrait faire de nous des vivants, sinon celle de l’Amour ? Une loi inscrite dans le cœur du Christ et qui nous « rend la joie d’être sauvés » (psaume 50). Dieu ne se rappelle plus nos péchés quand nous suivons Celui qui « apprit par ses souffrances l’obéissance ». Par ses souffrances ? Oui, car elles ont été consenties par Amour et vécues dans l’Amour. (Jn 12, 20-33)

Web : http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/lent/documents/papa-francesco_20141004_messaggio-quaresima2015.html