Samedi 5 septembre 2015

Les vases sacrés

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Dans les célébrations, la liturgie a besoin d’objets. Parmi ceux-ci, les vases sacrés tiennent une place particulière, dans la mesure où ils sont destinés à recevoir le corps et le sang du Seigneur : Ce sont le calice et la patène. Ils sont réalisés dans des matières estimées nobles dans la culture locale. C’est l’évêque, ou un prêtre qui bénit le calice et la patène avant la présentation des dons, au cours de la messe. On peut aussi bénir : le ciboire, l’ostensoir, la custode, le vase aux saintes huiles.

Le calice

Du mot grec « Kulix », le calice présente souvent la forme d’une coupe, plus ou moins évasée, portée sur un pied élevé. La coupe est mentionnée dans tous les récits de la Cène. Dès les débuts de l’Église, elle est le symbole d’unité. Pour cette raison, aux premiers siècles, on ne mettait sur l’autel qu’une seule coupe dont on répartissait le vin, au moment de la communion, dans d’autres coupes. Les premiers calices étaient de verre, la décoration pouvant consister en un fond peint ou doré. Dès l’époque de Saint Augustin, on le confectionne en matière noble, or, argent ou vermeil. Il était parfois incrusté de pierreries ou d’émaux. De nos jours, tout en restant un objet précieux, il est plus sobre.

La patène

Dérivé du grec « Patassi » (écuelle), le mot latin « Patena » (plat), a donné le mot français « Patène ». C’est une petite assiette généralement en métal précieux, sur laquelle est posée l’hostie principale qui sera consacrée lors de la célébration de l’Eucharistie. Elle était étroitement liée au calice avec lequel elle formait un ensemble. Aujourd’hui, il s’agit souvent d’un plat de métal qui puisse contenir une partie, sinon la totalité des hosties qui seront consacrées pour la communion.

Le ciboire

Du grec « Kibôrion » (coupe), le mot latin « ciborium » a donné le français ciboire. Vase sacré fermé d’un couvercle souvent surmonté d’une croix, il est destiné à contenir les hosties consacrées pour les conserver dans le tabernacle. Cette réserve eucharistique sert pour la communion des malades ou la prière devant le Saint sacrement.

La custode

Le mot vient du latin « custodire » qui signifie garder, conserver. Il s’agit généralement d’une petite boite ronde, en métal doré ou émaillé. Dans certains cas, la custode peut avoir une taille imposante, sous la forme d’un ciboire avec pied. Ce type de custode est utilisé pour transporter un petit nombre d’hosties, en vue du viatique ou de la communion de plusieurs malades. La custode doit être disposée sur l’autel avant la messe. Le prêtre y déposera les hosties consacrées au moment de la communion. Les custodes ne sont reprises qu’après la messe, pour aller porter la communion.

L’ostensoir

Son origine remonte au XIIIe siècle lors de l’instauration de la Fête-Dieu. Il s’agit d’une pièce d’orfèvrerie destinée à contenir l’hostie consacrée pour l’exposer à l’adoration des fidèles. Monté sur pied, il se présente le plus souvent sous la forme d’une custode de verre entourée de rayons qui lui donnent l’apparence du soleil. Des modèles plus sobres sont également utilisés. L’ostensoir est utilisé à l’intérieur de l’église pour l’adoration du Saint Sacrement ou bien lors de processions telles que celle de la Fête-Dieu.

Le coffret aux saintes huiles

Les saintes huiles (Saint Chrême, huile des malades, huile des catéchumènes) sont conservées dans des flacons prévus à cet effet et marqués O. S.(Oleum sanctum) pour l’huile des catéchumènes, S. C. (Sacrum Chrisma) pour le Saint Chrême, O. I. (Oleum Infirmorum) pour l’huile des malades. Ces flacons sont regroupés dans un coffret qui peut être fixé au mur dans le baptistère.

Serge Kerrien