Dimanche 1er mars 2015 — Dernier ajout lundi 2 mars 2015

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Le silence, à l’écoute du Seigneur

Le silence est nécessaire à toute conversation. [1]

Le silence, c’est d’abord le fait de se taire. Plus que l’absence de bruit, le silence est en premier lieu l’acceptation ou le choix de s’abstenir de parler : précision précieuse pour la vie chrétienne, puisque « se taire » permet d’écouter Dieu. [2]

Entrer en Carême c’est aussi se mettre à l’écoute de la Parole, celle qui, au milieu des bavardages, nous touche au cœur et nous arrache non une larme, un billet de banque, un chèque, mais un geste de pardon, d’amour de paix. [3]

N’est-ce pas Lui qui prend toujours l’initiative de se révéler, par sa Parole ? Les conditions actuelles de vie font que, pour beaucoup, il est rare et difficile de trouver le silence, au point que certains le redoutent, le fuient ou en ignorent totalement les bienfaits. [4]

Entrer en Carême, c’est se mettre à l’écoute de la réussite de Dieu, celle qui accepte la blessure, celle qui ne profite pas de l’échec du faible, celle qui n’exploite pas la naïveté ou la sueur du faible. [5]

Le Nouveau Testament (Luc 2, 19.51) considère que le silence est une chance, la voix de la contemplation pour la rencontre avec Dieu. [6]

D’autres personnes en éprouvent le besoin et, s’échappant du tumulte ambiant à la faveur des vacances, cherchent le silence dans quelque endroit propice de la nature ou des lieux d’accueil proposant des temps de retraite spirituelle. [7]

Entrer en Carême c’est se mettre à l’écoute de l’Amour de Dieu. Pas un amour maquignon qui ne tient compte que du tour de taille, de la beauté des yeux ou du regard. Un amour qui vous apprend à lire autrement, à parler, à partager, à se rencontrer autrement. [8]

Le silence n’est pas solitude lorsqu’il est habité par la présence de Dieu : il permet au contraire de mieux goûter la tendresse du Père, sa miséricorde qui jamais ne condamne, sa paix. En liturgie et pour la prière, comme en poésie et en musique, le silence est nécessaire pour mieux intérioriser ce que Dieu nous donne, sa grâce venant nous sanctifier. [9]

En toute vie, le silence dit Dieu.

[1Sébastien Antoni, Assomptionniste, enseignant à la faculté de théologie de Lyon

[2Michèle Clavier, Théologienne

[3Extrait de « Médiations – Réflexions »

[4cf note 2

[5cf note 3

[6cf note1

[7cf note 2

[8cf note 3

[9cf note 2