Vendredi 11 septembre 2015 — Dernier ajout jeudi 1er octobre 2015

La crise des réfugiés Enregistrer au format PDF

0 vote

Le pape appelle « chaque paroisse d’Europe » à recevoir une famille de réfugiés

Pape François
Pape François

Hier, au cours de l’Angélus, place Saint-Pierre à Rome, le pape François a évoqué « la tragédie des dizaines de milliers de réfugiés qui fuient la mort à cause de la guerre et de la faim  » .

D’une voix grave, il a alors demandé aux « paroisses, communautés religieuses, monastères et sanctuaires de toute l’Europe d’exprimer la réalité de l’Évangile et d’accueillir une famille de réfugiés » , comme « geste concret de préparation  » au Jubilé de la miséricorde qui s’ouvrira le 8 décembre prochain.

« Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille, à commencer par celles de mon diocèse de Rome », a-t-il répété, détachant chacun de ses mots, avant de se tourner «  vers mes frères les évêques d’Europe, vrais pasteurs, pour qu’ils soutiennent mon appel dans leurs diocèses »  [1]

Le pape a précisé aussi que «  même les deux paroisses du Vatican accueilleront dans les prochains jours deux familles de réfugiés  » .

En Europe, l’Église catholique compte plus de 120 000 paroisses et plus de 36 000 communautés religieuses de droit pontifical (auxquelles s’ajoutent de très nombreuses communautés religieuses de droit diocésain).

Source La Croix 07 septembre 2015

Nous lèverons nous ?

« Amener de la raison dans l’émotion »

Après les messages très récents du Pape François et de Mgr Moutel [2] concernant l’accueil des réfugiés dans chaque paroisse, allons nous nous lever, ici à Erquy Fréhel, pour réfléchir et rechercher ensemble ce que très concrètement et très localement nous pouvons envisager, de quel moyens nous disposons, qui se sent concerné par cet accueil, qui est prêt à se mobiliser… pour que véritablement notre comportement de chrétien soit en adéquation avec la parole du Christ parce que la «  parole est à vivre et les actes parlent. » [3]

« …Lorsque le Christ se fait notre prochain, il ne choisit pas en faveur de qui il s’abaisse pour le relever. « Il entend le cri de sa prière et incline vers (lui) son oreille » (Ps 114) avant toute autre considération.

Il n’a pas choisi la femme adultère contre la Cananéenne, ni le collecteur d’impôts contre le centurion romain. Il s’est approché de chacun, qui pour le relever, qui pour l’accompagner dans son doute comme Thomas, ou dans leur désarroi, comme les disciples d’Emmaüs. C’est la raison de la catholicité de l’Église : vivre une fraternité baptismale qui rende crédible une parole d’espérance adressée à tous.

Devant la tragédie humaine que vivent les réfugiés syriens, la catholicité de notre foi nous appelle donc à interroger l’ordre de nos arguments, lorsque nous envisageons ce problème particulièrement complexe qui inquiète, à juste titre, les sociétés européennes.

Pour vivre ces bouleversements dans la paix offerte par Dieu, l’Écriture fournit une manière de les aborder : où es-tu Seigneur, sinon du côté des réfugiés qui frappent à la porte de l’Europe, comme à la porte de nos consciences (cf. Ps 114) ? Pour nous, qui es-tu, sinon celui qui interroge notre mode de vie prévu pour un petit nombre au regard de l’humanité ? À quelle conversion nous appelles-tu pour que ce petit nombre, tel le « petit reste d’Israël  » demeure porteur de l’Espérance que Dieu met en l’homme ? « Dieu, viens à mon aide, Seigneur mon salut ! » (Ps 37). [4]