Jeudi 30 novembre 2017

Conte de Noël Enregistrer au format PDF

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Un hiver, en Isère, en fin d’après-midi, arrive un pauvre hère qui demande asile à la communauté Emmaüs de Bourgoin-Jallieu. Rien de plus facile que de donner gîte et couvert. Mais il a besoin de chaussures en 46 ; les siennes tiennent par des ficelles liées dessous dessus ! Or toute la réserve est sous l’eau à cause d’une inondation…

Jean-Pierre, un compagnon, s’approche, se déchausse et lui donne les siennes, disant : « C’est bon, j’ai mes claquettes et puis mes bottes ! »

Le soir, chez moi, je me suis posé la question : aurai-je donné mes chaussures ? Je n’en suis pas sûre.

Toi, mon frère en Jésus Christ, ce soir-là, tu as été mon Maître. Me donnant une belle leçon de fraternité, tu m’as fait réfléchir et grandir en humanité, m’engager un peu plus auprès de mes frères souffrants avec une plus grande générosité.

Il y a eu de nouvelles petites lumières allumées dans le ciel ce soir-là. Il y a eu de la lumière dans les yeux malgré l’inondation et le froid. Il y a eu une fraternelle humanité qui a réchauffé le cœur et le corps. Loin du vacarme des médias, dans le silence de l’amour du frère. Saurons-nous à notre tout ouvrir les yeux, les mains, le cœur, mettre de la lumière là où sont le manque et la souffrance ? C’est le souhait que je nous fais en cette veille de Noël.

François Langlois