Samedi 28 novembre 2015 — Dernier ajout lundi 14 mai 2018

Avent - origine et définition Enregistrer au format PDF

0 vote

Origine de l’Avent

Le mot « Advent » qui dérive du latin adventus, signifie « venue, avènement ». Le temps de l’Avent n’est pas une période d’attente et d’expectative, mais plutôt comme le temps même de la venue et de la manifestation du Seigneur, avec une insistance sur le caractère glorieux de cette « épiphanie ». Bien plus qu’un temps de préparation à la fête de la nativité humaine de Jésus, l’Avent se présente ainsi comme une célébration, prolongée pendant quatre semaines, de l’avènement glorieux du Christ Seigneur.

En Orient, le concile d’Éphèse de 430 a exalté la maternité divine de Marie et donné un grand relief à la célébration de la naissance humaine du Fils de Dieu. Dans ce contexte, les semaines qui précèdent la double fête de Noël et de l’Épiphanie constituent une sorte de méditation anticipée sur la venue du Sauveur et le salut opéré par la divination de la nature humaine. Les liturgies orientales s’octroient quatre ou cinq semaines pour chanter les événements qui ont préparé la naissance du Messie, les personnages qui ont joué un rôle déterminant dans cette préparation, en premier lieu Jean-Baptiste et la Vierge Marie, mais aussi tous les saints de l’Ancien Testament et enfin la transformation du monde désormais habité par le Dieu fait homme.

A Rome, c’est seulement au VIe siècle que l’Avent trouve son organisation durable. C’est seulement au VIII-IXe siècle que les messes de l’Avent passent au début de l’année liturgique.

En 1963, la Constitution sur la liturgie de Vatican II déclarait que l’Église « déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’incarnation et de la nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte, et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance du Seigneur » Le temps de l’Avent a un double objet :

  • « C’est le temps de la préparation de Noël, où on célèbre la première venue du Fils de Dieu chez les hommes ;
  • c’est aussi le temps où, à travers ce souvenir, les esprits s’orientent vers l’attente de la seconde venue du Seigneur à la fin des temps ».

L’attente chrétienne trouve son expression spontanée dans les textes prophétiques inspirés par l’attente du Messie : Isaïe et Jean-Baptiste sont à Rome les deux grandes voix de la liturgie de l’Avent.

Web : http://www.liturgiecatholique.fr/Origine-de-l-Avent.html

Définition de l’Avent - Dictionnaire de la liturgie

Adventus, en latin, signifie « avènement ». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur. Il commence le quatrième dimanche avant Noël. Marqué par une pénitence de tonalité joyeuse, il utilise les ornements violets ; on se passe habituellement d’accompagnement musical pour les chants liturgiques, et d’ornementation florale. L’Avent célèbre le triple avènement du Seigneur :

  • sa naissance à Bethléem dans le passé,
  • sa venue dans les cœurs par la grâce,
  • et son retour glorieux à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir, qui appartient à la structure de la liturgie ici-bas, est rendue manifeste (voir Mémorial). On passe sans heurt d’une année liturgique à une autre. Les derniers dimanches du temps ordinaire préparent à la Parousie du Seigneur et au jugement dernier ; la fête du Christ-Roi en est l’aboutissement. Le début de l’Avent considère surtout le dernier avènement du Christ (avenir). A partir du 17 décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir ; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépositaire.



Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie © Editions CLD, tous droits réservés