Dimanche 27 novembre 2016 — Dernier ajout lundi 28 novembre 2016

Avent Enregistrer au format PDF

0 vote

Le voyant a crié : « À mon poste de guet, Monseigneur, je me tiens tout le jour. À mon poste de garde, je reste debout toute la nuit. » On me crie : « Veilleur, où en est la nuit ? » Le veilleur répond : « Vient le matin et puis la nuit. Si vous le voulez, demandez, convertissez-vous, revenez. »

Isaïe 21,8.11.-12

Le mot « Avent » nous explique notre démarche de foi. « Avent » veut dire : avènement. « Avent » veut dire : il vient.

Et cela rejoint les derniers mots de la Bible : « L’Esprit et l’Épouse [1] disent : « Viens ! »… Et que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement… « Oui, mon retour est proche ! » Maranatha, ô oui, viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 17.20)

C’est vrai qu’il est déjà venu, au temps du roi Hérode. Et cette venue, la première, nous la fêterons à Noël. Mais la fête de Noël a quelque chose d’inachevé. Au lieu d’apaiser notre désir, Noël l’éveille davantage. Les quelques phrases de l’épître à Tite nous rappellent en la nuit de la Nativité, que nous attendons un plus : la venue définitive dans la gloire (Tt 2, 11-14).

L’Avent, c’est le temps où notre désir rejoint celui des premiers disciples de Jésus, entièrement tendus vers son retour.

Mais à partir du 17 décembre, une semaine avant Noël, le ton change. Si nous attendons toujours la venue du Christ en gloire, nous nous préparons aussi le cœur pour fêter dès maintenant « Dieu avec nous » ; ce Dieu qui se compromet dans la fragilité de notre humanité. Voilà qu’au cœur de la nuit, quelques femmes et quelques hommes osent dire haut et fort, malgré les apparences et l’opacité des ténèbres, que déjà ils voient les premières lueurs du jour.

P. Grostefan
Clés de lecture

La lettre de Paul à Tite (2, 11-14) redit que doit toujours rester vivante « la bienheureuse espérance de la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ ».  On sent bien que la difficulté grandit pour certains chrétiens au fur et à mesure que les événements de Pâques s’éloignent dans le temps.  Comment continuer à espérer lorsque cette manifestation de la gloire du Ressuscité tarde à venir ? On comprend mieux que « les convoitises de ce monde » fassent sentir leurs attraits ! Oui, reconnaît Paul, ce n’est pas facile, mais ce peut être pour nous tous une façon d’approfondir notre foi au Christ qui s’est donné pour nous et nous purifie « pour faire de nous un peuple ardent à faire le bien ».

[1L’Épouse, c’est l’Église